Mois : octobre 2017

 

Sur le chemin de l’éveil : les 10 étapes

L’éveil est un processus sans fin, mais il y a cependant des phénomènes courants qui se déroulent sur ce chemin. Et les points suivants représentent des tremplins vers une vie meilleure et plus épanouie, souvent nécessaire pour avancer.
Si vous êtes dans votre voyage d’éveil, il vous faudra traverser ces 10 étapes avant d’atteindre l’illumination.
Ne vous précipitez pas, prenez votre temps et accordez votre attention à chaque point, car si vous en sautez, cela vous ramènera au point de départ.
Première étape :
Le désarroi
Au début vous vous sentirez perdu, un peu comme un bateau sans boussole. Les choses sembleront monotones, ternes et sans vie, ce qui vous mènera à un désarroi. Vous serez littéralement bouche bée et vous aurez peur d’avancer dans la vie. Pas de panique, cette étape passera très vite.
Deuxième étape :
L’agitation
A ce stade, vous vous sentez insatisfait dans votre vie. Cela engendre de l’agitation et de la frustration. Tout à coup, le désir ardent pour le changement que vous avez essayé de garder inactif depuis si longtemps explose et donne un élan au processus de votre éveil. L’idée que votre vie est de votre responsabilité commence à faire surface. Vous faites tout pour la reprendre en main. L’éveil a commencé dès le moment où vous avez ouvert les yeux.
Troisième étape :
La révélation
Cette phase est un tourbillon d’émotions. La vie n’est plus la même. Toutes les couleurs s’illuminent davantage, et toutes les odeurs sont plus fortes. Vous commencez à éprouver des émotions extatiques telles que le bonheur, l’euphorie et la liberté. Mais malgré tout cela, la douleur persiste encore. Les émotions de votre passé surgissent. Vous commencez à vous demander comment vous avez choisi de vivre votre vie. Vous commencez à tout remettre en question et cela peut-être douloureux.
Quatrième étape :
Le dilemme
Cela donne souvent place à une partie de bras-de-fer. Vous êtes dans un dilemme entre le fait d’ouvrir les yeux et de les garder fermés. La peur se glisse lentement en vous. Mais justement, c’est parce que vous n’êtes pas préparés aux conséquences que vous devriez avancer sur le chemin de l’éveil. Tout commence à avoir un sens : votre vie, vos croyances. Vous commencez à remarquer que vous marchez sur un terrain fort glissant qui pourrait s’écrouler à tout moment. C’est un moment critique parce que ceux qui continuent sur cette voie se transforment, et ceux qui ne le font pas, se rendorment.
Cinquième étape :
L’obscurité
Tout ce qui se passe autour de vous commence à s’effondrer, vous vous retrouvez dans la sphère obscure. Mais il vous faudra passer par l’obscurité pour mieux comprendre la lumière. L’état du monde pourrait vous déranger : la pauvreté, la cupidité et même l’état de l’environnement. Vous voulez connaître les raisons à cette situation. Le sentiment de dépression vous amène à vous demander comment vous allez vous fondre dans la société. Vous avez un fort désir d’être un ermite, seul, et dans la nature. Vous vous sentez seul et perdu parce que personne ne comprend ce que vous traversez.
Sixième étape :
La connectivité
Vous estimez qu’il n’est pas nécessaire de changer le monde. Vous pouvez le changer en vous changeant vous-même. Vous ressentez une relation profonde et croissante entre vous et le monde. Votre priorité porte sur l’amour et la reconnaissance. Vous ressentez l’envie de faire des recherches, d’étudier la spiritualité et la métaphysique. Vous vous laissez emporter par ces désirs ardents. Votre perception du monde change et vous prenez conscience que vous êtes sur Terre pour un but supérieur.
Septième étape :
La synchronicité
Vous appréciez l’inter-connectivité avec tout : la nature, les animaux, les étoiles… Vous réalisez que vous êtes une partie de l’univers. À mesure que votre conscience s’élargit, vous commencez à voir le monde à un niveau plus profond. Avec le déploiement de votre intuition et de vos capacités psychiques, l’égalité et l’unité avec tous les êtres vivants devient quelque chose de naturel. La synchronicité commence à se manifester dans votre vie. Vous réalisez que ce qui crée votre réalité sont vos pensées, vos émotions et vos sentiments. Vous commencez lentement à changer de style de vie pour appuyer cette cause.
Huitième étape :
L’authenticité
Avec ce nouvel état de conscience, vous avez le sentiment que vous ne faites qu’un avec l’univers. Vous avez plus de clarté sur votre but. Les choses tangibles que vous voyez ne vous importent plus. Vous mettez votre attention sur le plus grand pouvoir énergétique. Votre Soi authentique commence à émerger. Votre Soi authentique a pour but de vous mener à votre cause la plus noble, et votre cause la plus noble est de partager votre Soi authentique avec le monde.
Neuvième étape :
La conscience supérieure
Lorsque vous êtes en alignement avec votre Soi authentique, les idées commencent à envahir votre esprit de façon drastique. Vous attirez l’abondance à travers vos idées et vos créations. Vous donnez place à l’inspiration. Vous commencez à voir votre destinée plus clairement avec le déroulement des choses. Votre vie commence à se transformer. Vos expériences et les personnes de votre entourage reflètent votre état de conscience supérieure. Les défis rencontrés en cours de route ne vous dérangent plus étant donné que vous êtes bien équipé émotionnellement et spirituellement.
Dixième étape :
L’Amour inconditionnel
Au fur et à mesure que vous poursuivez votre voyage, vous vous rendez compte que vous êtes en co-création avec le divin. Vous sentez une orientation lorsque vous créez avec la source d’énergie. Vous ressentez un lien plus fort avec vos guides spirituels, vos anges gardiens ou votre Moi supérieur. Votre intuition devient beaucoup plus forte et vous développez même des dons psychiques. Vous commencez à être en harmonie avec l’amour inconditionnel parce que vous travaillez aux côtés du plan de progrès divin. Vous sentez que vous êtes amour, que vous rayonnez d’amour, et vous ressentez l’amour. Il devient clair pour vous que cette vie est temporaire. Et qu’elle vous a été donné afin de vivre et d’en jouir. Finalement, vous vous rendez compte que tout le processus de l’éveil était pour votre bien ultime.
Source : www.neobienetre.fr

Mantra de Purification

Le Mantra de Vajrasattva

La pratique purificatrice de Vajrasattva

Une pratique de purification qui a fait ses preuves !

Vajrasattva, mot sanskrit signifie littéralement « être animé de diamant » (tibétain: rdo rje sems pa; chi. Jīngāngsāduò; jap. Kongosatta) est un bouddha du courant vajrayāna.

Purificateur du karma, il concentre les énergies et la sagesse des cinq dhyani bouddhas dont il est parfois décrit comme l’essence. La pratique de Vajrasattva est centrée sur la confession et la purification.

Récitez autant de fois que possible le mantra de cent syllabes ainsi que le mantra de six syllabes.

*****

MANTRA DE CENT SYLLABES (LONG MANTRA)

OM BENZA SATO SAMAYA/MANOU PALAYA/ BENZAR SATO TÉNOPA TIKTRA DRIDO MÉBAOUA/  SOUTO KAYO MÉBAOUA/ SOUPO KAYO MÉBAOUA/ ANOURAKTO MÉBAOUA/ SAROUA SIDDHI MEMTRA YA TSA/ SAROUA KARMA SOUTSAMÉ TSITAM SHIRIYA KOUROU HOUNG HA HA HA HA HO BAGAOUÉN/ SAROUA TAT’ AGATA BENZAR MAMÉ MUNTSA BENZIR BAOUA MAHA SAMAYA SATO AH

*****

MANTRA DE SIX SYLLABES (COURT MANTRA)

OM BENZA SATO HOUNG

*****

Technique de Visualisation

Au sommet de ma tête, assis sur un lotus et un disque de lune, est le lama Vajrasattva. Il est de couleur blanche, paré d’ornements, il a un visage et deux bras, tenant un vajra dans la main droite et une cloche dans la gauche. Il est assis dans la posture du bodhisattva. La lumière qui rayonne de son coeur invite les multitudes de divinités de sagesse primordiale (yéchépas) qui viennent se fondre en lui; nous méditons Vajrasattva comme étant l’essence unifiée des Trois Joyaux en totalité. Nous récitons : »Lama Vajrasattva, moi-même et tous les êtres dont l’étendue touche aux confins de l’espace, nous vous prions de nous purifier de toutes les accumulations de karma négatif, de fautes et de manquements. » Par cette prière, un flot de nectar s’écoule du mantra de cent syllabes qui entoure la syllabe HOUNG située sur un disque de lune au coeur de Vajrasattva; puis le nectar s’écoule de son corps, vient me pénétrer par l’orifice de Brahma et remplit mon corps, purifiant ainsi tout mon karma négatif, mes voiles, mes fautes et mes manquements.

Quelques précisions sur les « voiles » :

L’ensemble des dérèglements qui affectent notre esprit est décrit dans la notion des quatre voiles :
Le simple fait de ne pas reconnaître la nature de notre esprit, de ne pas reconnaître qu’il est Bouddha constitue le voile de l’ignorance.
Sur cette absence de reconnaissance se greffe la notion d’un « moi » qui engendre à son tour celle d’un « autre ». Notre esprit est dès lors conditionné à fonctionner en mode duel, ce qui forme le voile des conditionnements latents.
Entre les pôles « moi » et « autre » se développent les 84.000 émotions conflictuelles dont les principales sont les désir-attachement, la haine-aversion, l’aveuglement, la jalousie, etc., ce qui représente le voile des émotions conflictuelles.
Enfin, sous l’influence des émotions conflictuelles, nous accomplissons des actes négatifs, des « fautes », qui créent le voile du Karma.Etant donné que le voile des émotions conflictuelles et celui du karma engendre directement nos souffrances, on les regroupe quelquefois sous l’appellation unique de « mauvais voile ».S’il fallait donner une forme aux voiles et aux fautes dont est chargé notre esprit, l’univers entier ne suffirait pas à les contenir. L’état de Bouddha implique que nous en soyons totalement débarrassés. C’est la fonction de la pratique de Vajrasattva, qui, dans le Vajrayana, s’applique spécifiquement à la purification.La description des voiles recouvrant l’esprit laisse certaines personnes dubitatives dans la mesure où, les voiles étant immatériels, leur réalité n’apparaît pas de manière évidente. Il est vrai que les voiles sont sans forme, tout comme l’esprit lui-même, à l’intérieur duquel il se constituent, sans que cela nie son existence. d’autres admettent bien que les voiles existent mais tirent argument de leur immatérialité pour avancer qu’on ne peut les dissiper,qu’on ne peut rien faire qui les atteigne.En fait, tout ce qui se rapporte à l’esprit est dépourvu de forme, mais cela n’implique pas une absence d’existence ni une impossibilité de modification.Une personne qui aura accompli de longues études aura accumulé de nombreuses connaissances. Où sont ces connaissances ? d’une certaine manière nulle part. Si elles avaient une forme, la France entière ne suffirait peut-être pas à les contenir. Bien que ces connaissances soient immatérielles, elles restent à notre disposition et nous pouvons nous en servir lorsque nous en avons besoin. Prenons encore l’exemple des pensées qui traversent l’esprit d’une seule personne du matin jusqu’au soir. S’il fallait les matérialiser, nous aurions besoin d’un espace immense pour les entreposer. Mais les pensées sont immatérielles. Fort heureusement : quel fardeau nous porterions autrement sur nos épaules !Notre esprit n’a donc pas de forme, pas plus que les pensées ni le karma qui y est inscrit. Cependant, tant que nous n’avons pas réalisé la vacuité ultime, les pensées et le karma continuent de produire des effets bénéfiques ou néfastes à partir de l’esprit où ils sont emmagasinés. supposons qu’une personne conçoive, en ce mois de septembre, le projet de se rendre en Inde au mois de septembre de l’année prochaine. Ce projet n’est qu’une pensée et, en tant que telle, n’a aucune réalité matérielle. Cependant sa force invisible est suffisante pour que la personne mette en œuvre les moyens qui lui permettront de transformer la pensée en réalité. Son voyage en Inde au mois de septembre de l’année prochaine sera un résultat matériel de la pensée immatérielle conçue en septembre de cette année.
 
source : claire-lumiere.com

Le mantra du Bouddha de Médecine

L’auto-thérapie par la méditation du Bouddha de Médecine

Considérer la maladie comme un bienfait

Toute personne pratiquant le Vajrayana, mais n’ayant pas atteint la plénitude ni même un haut développement de pouvoirs de méditation et de réalisation, peut cependant employer certaines méthodes tantriques pour se guérir. L’auto-thérapie vise ultimement à ce que la religion définit comme la santé totale : l’entière Illumination. Sur un plan plus relatif, cependant, une personne peut traiter sa maladie en utilisant la pratique du Dharma pour l’auto-thérapie.

Il est extrêmement important que toute personne souhaitant se guérir elle-même comprenne vraiment que sa maladie est le symptôme d’une disharmonie spirituelle fondamentale dans quelque aspect de sa vie limité à lui-même ou bien en relation avec d’autres êtres et avec l’environnement. Il faut donc cultiver intérieurement une attitude thérapeutique.

L’attitude principale à développer est de considérer la maladie comme un bienfait. Elle est tout d’abord un signal qu’une de nos activités est foncièrement en déséquilibre. Le signal reçu, nous pouvons rétablir l’équilibre pour mettre l’harmonie. Ceci n’implique ni culpabilité ni blâme personnel -ces sentiments ne seraient que des obstacles supplémentaires engendrés par l’illusion et deviendraient encore une cause d’anxiété et de maladie. Mais il est nécessaire d’être tout à fait honnête et ouvert avec soi-même. La maladie fournit alors une occasion de grandir, de voir où nous nous sommes trompés (le déséquilibre), de reconnaître nos actes négatifs passés et de pratiquer le développement de soi par l’auto-thérapie.

En d’autres termes, notre maladie nous donne une occasion de pratiquer l’intégration de la souffrance comme élément de progrès dans la voie du Dharma, de l’utiliser comme support du Dharma de façon spécifique, par exemple en pensant que cette difficulté nous apporte de plus grandes possibilités de progresser dans le Dharma, d’avoir une aspiration plus intense pour l’Illumination, de transmuter la souffrance en connaissance. Elle aide aussi à développer la compassion, pratiquer le bien, surmonter l’orgueil, purifier les impuretés et se libérer de l’aversion envers la douleur et le malheur.

Rituels tantriques d’auto-thérapie

Les rituels tantriques servent à donner à la personne effectuant une auto-thérapie une structure extérieure sur laquelle projeter la force intérieure. La force est identifiée à la divinité. Elle purifie le méditant, est réabsorbée, agrandie, et complètement identifiée à lui -il devient la divinité. Les aspects du corps subtil ainsi identifiés aux pouvoirs cosmiques de la bouddhéité sont utilisés pour soigner la maladie. La partie principale d’une pratique de ce genre consiste à visualiser un flot de lumière éclatante émanant de la divinité et à la diriger sur le point à traiter, si cela est nécessaire, ou simplement, de façon générale, la voir couler dans tout le corps, le purifiant et le transformant. La plupart du temps, les lumières servant à soigner sont la bleue et la blanche. Pour soigner les autres, la lumière ne reste pas seulement dans le méditant, mais il l’envoie rayonner dans l’univers ordinaire, purifiant et soignant tous les êtres.

L’acte de reconnaître nos impuretés mentales et nos fautes, ainsi que la façon de les purifier, s’accomplissent généralement par la méditation rituelle sur le Bouddha Vajrasattva (en tibétain Dorjé Sempa), la divinité particulière qui est l’aspect de purification de la nature-de-Bouddha. Pendant la pratique, le méditant le visualise au-dessus de sa tête. Il est d’une pure blancheur, assis dans la posture du lotus, tenant dans sa main gauche près de la hanche une cloche symbole de la sagesse, et dans la droite près de son coeur un vajra symbole des moyens habiles. Il sourit avec douceur et sa beauté est sublime. Le méditant confesse devant lui ses « fautes », et une telle confession rituelle est d’un grand bénéfice psychologique.

Puis par le pouvoir de la foi du méditant et de sa résolution de ne plus commettre ces transgressions, et par la force de sa méditation ainsi que du vœu de Vajrasattva de sauver et purifier, la lumière du mantra tournant dans son cœur, qui irradie jusqu’aux Bouddhas de tout l’univers et ramène leur lumière dans Vajrasattva, coule alors en le méditant par le sommet de son crâne et son corps devient intérieurement lumineux. Il visualise que toutes ses émotions négatives, ses maladies physiques et ses obscurcissements mentaux, tout son karma négatif et ses mauvaises dispositions habituelles, s’écoulent hors de lui sous forme de pus et de sang, de fumée sombre, d’araignées et insectes horribles, qui satisfont tous les seigneurs de dette karmique attendant avidement en dessous.

La méditation sur Vajrasattva peut être employée pour l’auto-thérapie, et beaucoup d’autres divinités peuvent aussi être invoquées pour guérir la maladie ; suprême parmi elles est le Bouddha de Médecine.

Méditation de Sangyé Menla, le Rayonnant Seigneur de Guérison

Toute personne qui le souhaite peut pratiquer la méditation du Bouddha de Médecine. La méthode générale pour le faire est décrite ici suivant les instructions de Dudjom Rinpoche. Elle peut servir à guérir soi-même et les autres.

Toute pratique doit commencer par le Refuge et la bodhicitta ; c’est-à-dire, prendre Refuge dans les Trois Joyaux et développer l’aspiration et l’acte d’avoir la pensée de l’Illumination pour soi-même et pour les autres.

De l’état de vacuité avant que l’esprit ne soit interrompu par des pensées, visualisez la syllabe AH surgissant dans l’espace devant vous. AH représente l’état exempt de naissance, de fin et de concept ; sa nature est shunyata. La syllabe AH se change en la forme du Bouddha de Médecine, l’objet de concentration.

Il est d’un bleu lumineux et translucide. Il tient le myrobolan dans les doigts de sa main droite, étendue sur son genou dans le geste du don ; sa main gauche reposant sur ses jambes tient un bol d’aumônes empli de nectar guérissant. Vêtu des trois vêtements monastiques, il est assis dans la posture complète du lotus sur un lotus à mille pétales posé sur un trône de joyaux.

Imaginez que le lieu où vous êtes est une sphère de Bouddha au paysage magnifique. Tout l’espace est plein de lumières irisées et de déesses d’offrande présentant en offrande tout ce qui est beau et agréable aux sens. Offrez mentalement au Bouddha de Médecine tout ce que vous pouvez concevoir de plus précieux. Invitez-le à conférer ses bénédictions et à siéger au sommet de votre tête. Priez-le d’accorder son pouvoir de guérison. Beaucoup de prières différentes peuvent être dites, mais la récitation de son mantra est le plus important.

Le mantra du Bouddha de Médecine est :

TÉYATA OM BEKANZÉ BEKANZÉ MAHA BÉKANZÉ  RAZA SAMU GATÉ SWAHA.

Répétez ce mantra autant que vous pouvez.

Récitez le mantra avec dévotion et dans une concentration parfaite, et avec l’intention que la guérison s’effectue. Du chakra du coeur du Bouddha de Médecine où le mantra tourne dextrogyre, des rayons de lumière brillante comme cent soleils levants irradient en vous et en les autres, chassant la maladie et la souffrance, et même la cause de la souffrance. Les lumières touchent tous les êtres et leur obscurité mentale disparaît, ainsi que toute leur souffrance. Faites cette visualisation en récitant le mantra.

Ensuite, visualisez que vous-même et tous les êtres vous dissolvez dans un état de vacuité. Essayez de demeurer dans cet espace complètement libre de pensées et de tout concept de sujet, objet et action. Ceci est la pratique absolue, c’est fusionner avec l’esprit du Bouddha de Médecine.

En émergeant de cet état, voyez toutes les pensées comme étant de la nature de l’esprit du Bouddha de Médecine, percevez tous les sons comme son mantra, et toutes les formes comme sa manifestation. Puis dédiez mentalement à l’Illumination de tous les êtres le mérite et le bon karma issus de cette pratique.

Le plus important dans cette méditation, l’essence de la pratique thérapeutique, est de ressentir pour autrui une forte compassion désintéressée, ainsi qu’une confiance fervente et complète en la pratique de la sadhana, en la divinité. Sans confiance en le Bouddha de Médecine, pratiquer sa méditation n’aidera pas.

Si vous vous occupez de la guérison particulière de personnes, ou d’animaux, visualisez qu’ils reçoivent la lumière du Bouddha de Médecine et mentalement répétez le mantra avec eux. Envoyez la lumière sur la partie du corps à soigner. Si vous suivez un traitement et prenez des médicaments ou si vous en donnez, considérez-les comme l’ambroisie du Bouddha de Médecine. Dans toute forme de médecine que vous pratiquez, chirurgie, massage ou autre, considérez toujours que le Bouddha de Médecine est assis au sommet de votre tête et irradie vers le malade une grande lumière guérissante. Récitez toujours le mantra, tout haut ou silencieusement. Allier cette pratique mentale et spirituelle du Bouddha de Médecine à d’autres formes de médecine augmentera beaucoup la force de la thérapie.

Paru dans la revue « Dharma – Compassion et médecine »

Par Terry Cliffordextrait du livre La médecine tibétaine bouddhique et sa psychiatrie, Dervy, 1997 // Terry Clifford, bouddhiste et ancienne rédactrice de la revue New York, a mis en oeuvre plusieurs programmes thérapeutiques basés sur le yoga et la méditation dans des hôpitaux psychiatriques. Selon elle, la maladie peut devenir un élément de progrès sur la voie du Dharma et la méditation du Bouddha de médecine est un processus de guérison du corps par l’esprit.