La Prajnaparamita

Le Sutra du Cœur

Le Sutra du Cœur commence ainsi : « En langue indienne », rendant ainsi hommage à l’Inde, le pays du Bouddha.

Il continue disant : « En tibétain », car le reste de la prière est écrit en tibétain. Donc en langue indienne, ou plutôt sanskrite nous rendons hommage à la Prajnaparamita, terme sanskrit qui signifie le Cœur de la Victorieuse Sagesse Transcendante, en prononçant ces mots nous nous prosternons devant elle.

Ce sutra, ces paroles du Bouddha Shakyamuni, ont été prononcées en Inde, près de Bodh-Gayâ, au Pic des Vautours. En regardant cette montagne de loin, elle ressemble à un vautour, à cet oiseau qui mange les cadavres au Tibet, c’est là même que le Bouddha Shakyamuni a énoncé le Sutra du Cœur.

À cet endroit même se trouvait la grande Sangha, la sublime noble communauté des moines et des Bodhisattvas. Ici, l’on différencie les petits Bodhisattvas qui ont obtenu la première Terre des grands Bodhisattvas qui sont ceux de la deuxième, troisième, quatrième, cinquième Terre, etc. jusqu’à la huitième Terre.

Ainsi, grâce à tous les enseignements du Bouddha, à toutes les apparences profondes du Bouddha, ceux qui résidaient en ce lieu pouvaient en un instant demeurer dans l’équanimité de l’absorption méditative. En ce qui nous concerne, nous n’avons même pas pour un instant la possibilité d’être dans cet état. Mais tous ces êtres, grâce à l’énergie même de la capacité du Bouddha Shakyamuni, purent en un instant demeurer dans cet état d’absorption méditative. L’entrée dans l’absorption méditative était possible grâce à la capacité, à l’énergie même du Bouddha Shakyamuni. C’était tout comme entrer dans un chemin ou par la porte d’entrée d’une maison. Grâce à son énergie, il y a eu d’innombrables manières d’entrer en absorption méditative, en méditation, en concentration de toutes sortes.

Ainsi, alors que le Bouddha Shakyamuni demeurait en cet état, à ce moment précis, le grand Bodhisattva, le noble Chenrézi, qui demeurait aussi en cet état, parvint à l’état de la Sagesse Transcendante.

Dans cet état d’absorption méditative, demeurant dans la Vue, il reconnut la nature vide des cinq agrégats, et que tous les phénomènes et toutes formes étaient vacuité.

 

Source Dzogchempa.net

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *